Lorsqu’une société holding en France, en Belgique ou dans un autre pays dispose de trésorerie importante, il peut être pertinent d’envisager un investissement immobilier à Dubaï via une filiale locale. La logique est simple : plutôt que d’investir en nom propre, la société mère crée une structure dédiée aux Émirats arabes unis, qui portera les actifs immobiliers.
Utiliser la trésorerie existante intelligemment
De nombreuses sociétés holding accumulent de la trésorerie au fil des années. Dividendes de filiales opérationnelles, cessions d’actifs, bénéfices non distribués… Les montants peuvent devenir significatifs. Laisser ces fonds dormir sur un compte bancaire n’est pas toujours optimal.
Créer une filiale à Dubaï permet d’utiliser cette trésorerie pour acquérir un bien immobilier dans un environnement dynamique, tout en conservant une structure corporate claire. La société mère reste au sommet de l’organigramme. Elle détient 100 % des parts de la filiale à Dubaï, qui devient le véhicule d’investissement.
La création d’une filiale à Dubaï
Concrètement, la société mère étrangère constitue une société à Dubaï. Cette filiale sera juridiquement indépendante (elle a sa propre personnalité morale, contrairement à la succursale), mais entièrement détenue par la holding. Elle disposera de ses propres statuts, de son propre compte bancaire et de sa propre comptabilité.
Les fonds nécessaires à l’investissement immobilier seront apportés par la société mère de deux manières complémentaires :
– En capital social;
– En compte courant d’associé.
Une fois la filiale financée, elle peut procéder à l’acquisition du ou des biens immobiliers à Dubaï. Le bien appartient juridiquement à la société locale, et non à la société mère directement.
Une gestion rigoureuse et documentée
La filiale à Dubaï devra tenir une comptabilité complète. Cela signifie l’établissement d’un bilan et d’un compte de résultat chaque année. Cette discipline n’est pas une contrainte inutile : elle permet de documenter précisément la valeur des actifs, les revenus locatifs, les charges et le résultat net.
Un auditeur agréé localement devra établir un rapport annuel. Ce point est essentiel. Il garantit la transparence et la conformité de la structure. La société mère dispose ainsi d’une vision claire et formalisée de la situation financière de sa filiale.
En parallèle, un procès-verbal d’assemblée générale devra être rédigé chaque année. Ce document valide les comptes, décide de l’affectation du résultat et formalise les décisions importantes. C’est une protection juridique et une preuve de bonne gouvernance.
Cette organisation renforce la crédibilité de la structure vis-à-vis des banques, des partenaires et bien entendu de la société mère.
La remontée des dividendes et le régime mère-fille
L’un des intérêts majeurs de cette structuration réside dans la remontée des dividendes.
Une fois que la filiale à Dubaï génère des bénéfices – par exemple grâce aux loyers ou à une plus-value – elle peut distribuer des dividendes à sa société mère. Si les conditions sont réunies dans le pays de la holding (France, Belgique, etc.), le régime mère-fille peut s’appliquer.
Ce régime permet, sous certaines conditions, de bénéficier d’une exonération quasi totale des dividendes reçus par la société mère. En pratique, cela signifie que les flux remontent avec une fiscalité fortement optimisée au niveau de la holding.
La structure prend alors tout son sens. L’investissement est réalisé à Dubaï, les profits sont consolidés au niveau de la société mère, et l’ensemble reste parfaitement documenté.
Un cadre cohérent et défendable
Contrairement aux idées véhiculées sur internet, il ne s’agit pas de “montage opaque”. Bien au contraire. Cette approche repose sur des principes classiques du droit des sociétés : une holding, une filiale opérationnelle, des flux documentés et une comptabilité transparente.
La possibilité d’un visa de résidence
Un autre avantage non négligeable concerne la présence sur place.
La création d’une filiale à Dubaï permet de nommer un Manager local. Ce dernier peut obtenir un visa de résidence lié à la société. Pour un dirigeant ou un représentant de la holding, cela facilite les déplacements, la gestion des biens et le développement d’activités complémentaires dans la région.
Cette filiale peut alors devenir un véritable point d’ancrage au Moyen-Orient.
N’hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question sur cette solution.

